Haïkus Libres I, II et III

Haïkus I    

 

"Haïkus I

 

 

 

Le temps découpe

Dans la chair coupe

Pauvre chaloupe

 

 

Tu requières gouttes d’espérance

A chercher le feu et l’eau

Au centre de toi, balance

 

 

Dissonance et résonance

Pressenties  sons et brillance

Déchirures des cieux en lamellées pelures

 

 

Ecorchées vives

Calèches  écoulées et sèches

Telle marée démontée en cale sèche

 

If Yves"

 

 

 

Haïkus II    

 

"Haïkus II

 

 

Tombé d’étoiles

Drapé de cœur

Tout s’emballe même ma peur

 

 

Cercle carré

Orbe tarée

Bleu  vert

 

 

 

Marais bourbier

Tourbe claire

Blanche écume

 

 

 

Candélabres feux

De pailles délabrées

Parsemées aux vents

 

 

 

Etincelle perçue

Au sein fugace

Creux de vie

 

 

Crépitement du feu

Au fond des yeux

Odeurs épicées, saveurs, Cieux

 

Gel du temps

Qui la vie glace

Bleu dans tes yeux

 

Regards profonds et francs

Qui me confondent et fondent

En rivières écarlates

 

 

Ma vie s’écoulait le long des joues

En larmes noires de temps

Poussières de jeunesse lavée au fil des ans

 

 

 

D’un coup de dent ouvert

Je déchirai le voile des mystères

Allumés par l’incendiaire regard

 

 

Un sistre à terre

Jet de poussières

Attrait  lumineux

 

 

Son éteint et sourd

De terre ceint, gourd

Ton corps las, hélas

 

Du feu intérieur

Brûle l’essence ultime

De tes sens intimes

 

Appels et élans

Du battement, d’un frôlement

Encordé par sourire

 

Tête grisée

Le pas incertain

Mes yeux dodelinent

 

 

If Yves"

 

 

 

Haïkus III    

 

"Haïku III

 

 

Courses et bouchons

En meutes de sons

Enhardis, ragaillardis, flon flon

 

 

 

Une goutte de pluie fuyait

Du Soleil les ardents rayons

Par peur de la chaleur et de naître vapeur

 

Une histoire d’eau

En somme

Mal de terre, amour en l’air

 

 

 

Velours ocres aux jours attachés

Qui d’un sourire rendent grise mine

Du bout des lèvres un cœur léché

Par envie ma vie termine

 

 

L’écho emplissait ma cavité

Profonde de silences enchâssés

 

 

 

If Yves"

 

Parcheminent mes pas

Douce torpeur du soir

Près de toi s'achemine mon coeur

 

 

 

 

LES CHANTS DU KYUDO
Quand le vent s'est calmé Et que le cielest d'azur On aperçoit par dessus la haie de mûres Une fumée droite et légère Blanche tranquille solitaire Telle est la sensation du uchi otoki, l'élévation de l'arc.
 Les ailes puissamment déployées Comme l'aigle qui vient du ciel Et traverse les nuages Telle est la sensation de celui qui bande l'arc.
 La main qui soutient la flèche Est la mère Celle qui tend l'arc Le père Si elles ne s'accordent pas L'enfant ne pourra naître .
 A l'instant du Hanaré L'envol de la flèche Plus rien n'existe C'est le Mu du Zen Le vide.
Après le lâcher Rien ne s'arrête. Quelque chose continue... C'est le momment où l'eau Troublée par le mouvement Redevient claire. Dans ce mouvement 

Je respire nos âmes

12 mai, par Yves Wauthier - Freymann

je respire nos âmes

en volutes de fumée

sur tes ailes

déposées

je respire tes yeux

et par tes sourires

j’y entrevois les Cieux

et dix mille autres lieux qui m’inspirent

je respire ton air

s’y ouvrent des parfums

qu’exhalent tout à la fin

ce qui m’amène à te plaire

je respire calmement

et mes pensées s’éloignent

de tous ces anciens tourments

là où nos coeurs se rejoignent

je respire et m’inspire

de tes rires

je respire en faim

et de toi de nous m’imprègne sans fin

if yves

retraite TAT (...)